L’aéroport d’Orly a fait l’objet d’un programme d’extension et d’aménagement des aérogares de 450 millions afin d’accueillir un trafic supplémentaire de voyageurs potentiels de 50 %. Une enquête publique a été ouverte seulement auprès des communes riveraines. Les élus du Val-de-Marne ont estimé que le champ de l’enquête devait être étendu aux communes qui elles aussi subissaient des nuisances. Elus et riverains ont voulu affirmer leur opposition à un dépassement du nombre de mouvements autorisés sur cet aéroport, et craignent que l’objectif de 40 millions de passagers transitant par des avions gros porteurs, accroisse les nuisances sonores,  la pollution de l’air et les contraintes d’urbanisme. Christian Cambon et Catherine Procaccia ont donc interpellé le ministre chargé des transports sur ces menaces qui pèsent sur le cadre de vie de centaines de milliers de riverains de l’aéroport d’Orly.

Le ministre, Frédéric Cuvillier a répondu que le projet n’était pas d’atteindre l’objectif de 40 millions de passagers mais de s’adapter à la croissance naturelle du trafic, qui devrait aboutir à 32 millions de passagers. Il s’agit de mettre Orly au niveau des standards internationaux de qualité des services rendus aux usagers, non d’accroître abusivement le trafic aérien. Le Gouvernement ne cédera pas sur le couvre-feu ni sur la limitation à 250 000 créneaux horaires par an. À sa demande, ADP a accepté de poursuivre ses démarches de rapprochement avec les maires. La création d’un satellite d’embarquement dédié aux gros porteurs est un moyen d’optimiser les ressources, avec des avions modernes moins bruyants. Il souhaite que la concertation se poursuive et demeure attentif aux préoccupations de chacun. Les sénateurs ont réclamé, comme la commission d’enquête que la CNDP soit saisie. ( Commission nationale du débat public).

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